Aquawil : de deux opportunités par an à dix fois plus de demandes.
Un métier technique, une zone large, et un site qui existait déjà — mais qui ne rapportait presque rien. Le problème n'était pas l'absence de site : c'était sa structure.
D'où on partait
Aquawil réalise des tests de perméabilité — une prestation technique, réglementaire, que les gens cherchent précisément quand ils en ont besoin. Ce n'est pas un achat d'impulsion : quand quelqu'un tape cette requête, il est déjà acheteur.
Un site existait. Il produisait deux ou trois opportunités par an. Pour une activité dont toute la demande passe par la recherche en ligne, c'est un problème de premier ordre — et le genre de chiffre qu'on finit par accepter comme normal.
Le diagnostic n'était pas « il faut un site plus joli ». C'est que le site ne répondait à aucune des questions que les gens tapent réellement. Une page d'accueil qui parle de l'entreprise en général ne se positionne sur rien : le moteur ne sait pas sur quelle recherche la proposer.
Ce que j'ai fait
- Refonte complète du site, structurée par prestation et non par présentation de l'entreprise. Chaque service devient une page qui répond à une question précise.
- Les pages publiées une à une, pas toutes d'un coup. Un abonnement de référencement local, et une nouvelle page à chaque cycle. C'est plus lent à écrire mais nettement plus efficace : on voit laquelle travaille et on ajuste les suivantes.
- Les textes écrits avec les mots des clients, pas ceux du métier. Le particulier ne tape pas le terme technique exact : il décrit son problème. Les deux formulations doivent être sur la page.
- Une zone assumée comme large. Pour une prestation rare, le rayon pertinent n'est pas la commune : c'est la région. Le site et la fiche Google ont été réglés en conséquence.
- Un suivi trimestriel chiffré. Visites, demandes, provenance géographique. C'est ce qui permet de décider quelle page écrire ensuite plutôt que de deviner.
Le résultat
Dix fois plus de demandes en trois mois, sur toute la Wallonie. Certaines venues de plus de 150 kilomètres — des gens qui ne connaissaient pas l'entreprise et qui ne l'auraient jamais trouvée autrement.
C'est l'effet propre aux métiers techniques : la concurrence en ligne y est faible parce que peu d'entreprises du secteur écrivent des pages. Celle qui s'y met correctement ramasse une part disproportionnée des recherches.
Ce que ce cas ne dit pas
Partir de deux ou trois opportunités par an rend un ×10 arithmétiquement accessible : on passe de très peu à peu. Le multiplicateur impressionne plus que le volume absolu, et il faut le lire comme ça.
Ensuite, ce résultat tient à une particularité du métier : une prestation rare, cherchée explicitement, et peu de concurrents qui travaillent leur référencement. Sur un métier saturé — plombier, chauffagiste en zone urbaine — le même travail donne une progression réelle mais plus lente.
Enfin, trois mois est le délai où le basculement s'est vu ici. C'est un délai normal, pas un délai garanti : ni vous ni moi ne contrôlons l'algorithme de Google.
Votre métier est technique et vous n'êtes pas trouvé ?
C'est souvent là que la marge est la plus grande : peu de concurrents écrivent des pages, et celui qui s'y met prend la place.